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14 janvier 2008     dernière mise à jour : 27 mars 2017     Les Cabanes     0 messages etour rubrique Les années Robinsons


Cabanes et robinsons néo ruraux 2008

Archives de la vie dans les bois 2008.

Le réseau RELIER, Réseau d’Expérimentations et de Liaisons des Initiatives en Espace Rural, est une association nationale d’éducation populaire, née en 1984. Le décès de Joe sacco fondateur d’Halem, dans un squat, procès de yourtes. L’expulsion et la destruction de la Picharlerie, ou le procès d’Eric qui vivait dans une yourte sur une exploitation agricole.

 2008 -2016 Nous relayons "Le réseau RELIER"

  A la base, il s’agit d’une initiative créée à la fin des années 70 dans l’Isère pour comprendre la situation des paysans.

Actuellement RELIER se bat pour montrer et soutenir le développement d’autres activités à la campagne, avec urgence face aux interrogations de notre société de donner un sens à ces pratiques : s’installer à la campagne, monter une entreprise rurale, c’est d’abord et avant tout faire le choix d’un mode de vie. Ce sont autant de choix pour témoigner du refus de certains excès de notre société.

Par exemple : pendant près de 6 ans, un groupe de travail sur les GFA/SCI, animé par RELIER a analysé les différents types de structures juridiques possibles pour accéder collectivement au foncier. Ce travail, sur la base de témoignages et d’échanges de savoirs a permis de créer l’association Terre de Liens et capitaliser un certain nombre d’éléments.

Des éléments que les-cabanes.com développent via aussi le forum

Au mois de septembre 2007, Relier a organisé : Le sens de Habiter, les 10 et 11 septembre 2007 en Languedoc-Roussillon à La Vacquerie (Hérault) en partenariat avec Cantercel, Sens Espace Europe, PNR, Pays et Terres Vivantes 34.

RELIER est affilié au Mouvement Peuple et Culture.

 1er août 2016 Dernière nouvelles de ce réseau :

Nous avions perdu de vue cette association qui continue son action avec HALEM par exemple :
Caravane 2016 Halem - Habitat léger

Partenaire de longue date de Relier sur les chantiers de l’habitat, l’association HALEM organise une nouvelle caravane cet été 2016 : cette année, elle a choisi de porter un regard sur le contexte économique de l’Habitat Léger. En savoir plus

  Yourtes Sylvie gagne son procès sur Bessèges dans le Gard.

Accusée "d’installation en réunion sur un terrain appartenant à autrui".


Nous nous sommes rendu dans le Gard pour suivre un procès sûrement "symbolique" pour les revendications d’une partie de plus en plus importante de Français exclus et en opposition pacifique à la civilisation de la consommation à outrance.

Nous avons rencontré des gens sereins et conscients d’une lutte qui s’annonce ardue. Cependant la conjoncture difficile risque, malheureusement ou heureusement, de multiplier les cas et d’emporter l’adhésion des citoyens. C’est dans cette optique que nous nous déplaçons et véhiculons ces informations.

Sylvie a gagné son procès contre le mépris l’accusant "d’installation en réunion sur un terrain appartenant à autrui" sur une loi Sarkozy de 2000, ce dernier menant une mini croisade avec son confrère transalpin contre les gens du voyage et les campements de tous types.

Depuis plusieurs années Sylvie occupe une friche pour promouvoir son travail sur les yourtes "magnifiques en patchwork". Des marchands de biens, ayant succédé à une association sociale-propriétaire du terrain- ont entamé une procédure visant à expulser Sylvie sans proposition de vente sans même une déclaration d’intention d’aliéner à la SAFER (préemption possible par les agriculteurs). Ce procès a été une victoire d’une femme courageuse, non violente contre une accusation provoquant l’indignation du tribunal en citant un couplet à la limite de la xénophobie sur les Mongols, les Inuits ou encore la « tribu » de Sylvie.

Les infos : YURTAO la voie de la yourte

  Décès de Jo Sacco fondateur d’Halem dans l’incendie d’un squat

Jo - animateur et fondateur de HALEM : association des Habitants de Logements Ephémères ou Mobiles - est décédé dans de surprenantes circonstances vendredi 23 mars 2008 matin, dans l’incendie de la friche artistique autogérée du Chardonnet, à Rennes.

Un incendie est déclaré au petit matin dans un squat d’artiste que visitait Joe et dans lequel il avait passé la nuit. Une personne s’éclipse alors que l’incendie prend, Joe sort par la fenêtre, attends le Samu et décède pendant son transfert au service des grands brûlés...Espérons que des éclaircissements seront à venir.

La fédération « Droit Au Logement », fait part de sa tristesse et de son émotion à l’annonce de la mort tragique de Jo, apporte sa solidarité à ses proches et ceux et celles qui ont combattu à ses côtés, et demande des éclaircissements sur les causes de ce drame. Il luttait pour ceux et celles qui, éjectés par la société urbaine, ou ayant choisi leur liberté, vivent dans des campings, dans des caravanes, des logements de fortune, ou dans des habitats alternatifs choisis respectueux de l’environnement et autonomes.

Il est évident que ce type de combat risque de prendre une amplitude sans précédent pour qu’un nombre de Français démunis et exclus aient droit à une dignité. Il s’agira surement d’une "époque" mais la France en a connu d’autres et parait-il en totale aparté, "dixit un spécialiste de l’histoire de l’agriculture sur France Inter" la France possédait moins de Forêt à l’époque Gallo Romaine que maintenant. (Pourtant il y avait que 17 millions de Gaulois, mais que des agriculteurs...) qui l’eut cru. La gestion de ce droit sera sûrement très délicate et très sensible...

  Mars 2008 "Le procès d’Eric et de sa yourte"

L’expulsion et la destruction de la Picharlerie, ou le procès d’Eric qui vivait dans une yourte sur une exploitation agricole.

Comme l’on pouvait malheureusement s’y attendre, l’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant-coureur d’une campagne de décabanisation. Le procès d’Eric qui vit au-dessus de Vebron sur une petite exploitation agricole de 7 Ha et qui cultive et vend ses légumes au marché de Florac. Il est soutenu par plusieurs collectifs dont la conf’.

Il est passé en correctionnelle à Mende pour construction illégale d’un habitat familial de type yourte. Après un report en décembre un autre a eu lieu ce 20 mars 2008, l’audience a été décalé, devant la mobilisation d’une centaine de sympathisants devant le tribunal, en première audience de l’après-midi.

Le procès d’Eric et de sa yourte

Comme l’on pouvait malheureusement s’y attendre, l’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant coureur d’une campagne de décabanisation. Le procès d’Eric qui vit au dessus de Vebron sur une petite exploitation agricole de 7 Ha cultive et vend ses légumes au marché de Florac.
Il est passé en corectionnelle à Mende pour construction illégale d’un habitat familial de type yourte après un report en décembre a eu lieu ce 20 mars 2008, l’audience a été décalé, devant la mobilisation d’une centaine de sympathisants devant le tribunal, en première audience de l’après midi .

Comte rendu depuis l’article du Midi LIBRE.

Éric Baret est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Mende pour avoir, selon des agents de la DDE, construit illégalement une yourte.
Le procureur de la République, Audrey Trafi, s’en est remis à la décision du tribunal en ce qui concerne la peine à appliquer. L’affaire a été mise en délibéré au 17 liavril.
D’entrée d’audience, M e Dibanjo, pour Éric Baret, a plaidé la nullité de procédure, arguant du fait que les agents de la DDE avaient commis des erreurs dans le procès verbal. La première : le lieu d’implantation de la yourte du prévenu.
Puis c’est le prévenu qui, à la demande de la présidente Dominique, a expliqué la situation dans laquelle il vivait

« C’est un choix de vie. J’avais la solution de demander une aide sociale pour me loger. Je ne l’ai pas fait. J’ai préféré travailler et m’en sortir tout seul. J’ai pris toutes les précautions pour que le jour de mon départ, tout puisse revenir dans l’ordre. Pour moi, cette convocation devant la justice relève d’une erreur et nombreux sont ceux qui semblent penser comme moi », nous confiait-il à la sortie de l’audience.

« Je regrette que les agents de la DDE ne soient pas présents, a insisté le procureur . Ce dossier aurait mérité une explication plus approfondie. Mais une yourte ne peut être assimilée à un habitat permanent, et ce n’est pas non plus une tente. La législation n’est pas limpide en la matière. On reproche au prévenu une infraction technique, et pour moi, une yourte est une habitation permanente. La preuve : depuis 2004, il n’a pas bougé. »M e Dibanjo a demandé la relaxe de son client. Il a aussi argumenté dans le sens d’une habitation légère de loisir, et encore sur le fait que le prévenu n’avait pas d’autre moyen pour se loger.
« La yourte de mon client n’est pas équipée de sanitaires. Elle fait aussi moins de 35 m 2 . Il n’y a pas non plus d’arrêté d’interdiction de la part de la mairie de Vebron. Éric Baret a installé une cuisine et des toilettes sèches. Il n’a pas l’eau courante. Pour moi, c’est du camping, et il n’est pas interdit sur la commune de Vebron, et de surcroit sur sa propre propriété. Je vais donc, ajoutait Me Dibanjo, plaider l’état de nécessité en faisant du militantisme. Le droit au logement s’applique dans ce cas présent. C’est un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation, et l’obliger à démonter sa yourte serait une atteinte à son droit le plus strict.

 » Le tribunal rendra sa décision le 17 avril. Jean-Pierre AMARGE






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