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10 février 2007     dernière mise à jour : 23 septembre 2015     Marion     2 messages etour rubrique Les dossiers Robinsons


Jacques, un voyageur à la campagne

Jacques est passé de la grande ville à la campagne à la fin des années 70, sa licence de géo en réserve, dans l’idée de tenter son entrée dans l’éducation nationale en cas d’guerre, en cas d’crise...

Jacques est passé de la grande ville à la campagne à la fin des années 70, sa licence de géo en réserve, dans l’idée de tenter son entrée dans l’éducation nationale en cas d’guerre, en cas d’crise... Mais "ya pas eu tout çà" ou en tout cas un boulot de prof ne lui aurait pas permis de passer les hivers du Vénézuela, au Burkina, de l’Indonésie à La Réunion,

C’est en mobylette qu’il a visité, en 1972 son futur hectare de bois et sa petite bergerie totalisant 60 M² sur deux niveaux près de la rivière, un soir, après son boulot de couvreur qu’il avait démarré 4 mois plus tôt. Il nous parle de sa façon de vivre sans perfusion mais sans pour autant verser dans le rejet de la civilisation.

ruine de bergerie

«  J’ai dit oui sur le terrain, cette ruine en pierre sèche où le végétal avait repris ses droits et j’ai pris 2 mois de salaires pour régler le proprio et mon patron m’a avancé les frais de notaire. De toutes manières c’est lui qui m’avait conseillé d’acheter un terrain sans tarder. Petit à petit, j’ai rénové cette petite bergerie, puis ses dépendances pour les copains, les garages, les murs de pierre... (Au début, on pensait que c’était la cabane à Bilbo le hobbit NDLR)

Le Sud ouest n’était pas ma destination finale, à l’époque je n’en n’avais d’ailleurs pas. 30 ans plus tard, j’y suis encore mais à mi-temps. Le choix n’était pas vain, car je bosse en rénovation et charpente de la mi-mars à la mi-novembre, et je suis le reste du temps à l’étranger. La pierre est devenue au fil du temps comme une passion aussi. Le métier de couvreur me rendait difficile une absence l’hiver. Ce boulot mixte, pierre, toiture m’a permis de passer la saison froide dans des lieux plus cléments et je profite des vallées et des plateaux d’ici de la floraison à la fin des cèpes et des châtaignes.
J’ai le gout de l’aventure et des voyages un peu roots mais je ressens toujours une grande joie à mon retour lorsque je redécouvre la vallée dans la voiture qui nous ramène chez nous.

mur de pierre, niche

En fait, j’ai été abonné à l’électricité, au téléphone, et même à canal jusqu’en 1997 et depuis j’ai tout stoppé à contre-pied de la tendance actuelle ou les foyers totalisent 150 euros par mois dès lors ou ils attrapent les connexions portables, TV satellites, Internet et France télécoms sans compter les consommations. Personnellement ce budget représente deux vols secs allers et retours assez loin de France pour ma femme et moi. (Le récit et les données datent de 2006. NDLR)

Ma connexion sur le monde s’effectue via les aéroports, ce qui ne m’empêche pas de traîner de temps à autre dans un cyber et de posséder une mobi carte 6 mois de l’année, déjà pour le boulot.

Sinon l’été, c’est un peu le va et vient, amis musiciens, amis de voyage, circulent et j’ai aménager deux cases en bois (cabanes NDLR) dont une qui me sert, après l’été, de sauna. J’utilise un groupe électrogène et des panneaux solaires pour l’eau chaude et la recharge du parc de batteries.

La réception TV n’est pas franchement bonne mais cela suffit pour de rares émissions, sinon c’est ciné puisque l’on est à mi chemin entre Albi et St-Affrique. Je récupère la traditionnelle K7 VHS pour souvent l’euro symbolique dans les vides greniers et les marchés aux puces et avec un bon feu de cheminée, on oublie vite la qualité très moyenne des magnétoscopes .

Sinon les distractions ici passent par la musique et les copains artistes de tout poils, l’enduro, la randonnée, un peu de spéléo et l’escalade. L’incontournable potager : ce n’est pas mon truc, mais c’est bienvenue pour le compost et les légumes de l’été. »

levé de soleil sur les Causses

Mais la vallée du Tarn c’est avant tout, un endroit encore sauvage, ouvert sur les chemins, la faune, les rondes de papillons, les cigales l’été et des forêts de sapins à quelques encablures des méandres de la rivière. Une région où règne encore le temps, les paysage ne changent pas en dehors des palettes de saison. Quelques villas modernes et sans âmes en périphérie des villages me laisse songeur parfois mais pas trop longtemps. La nature reste maîtresse des lieux sur un homme souvent ayant déserté ces contrées pour les cités.

Deux autres récits fascinants de néo ruraux :

Un autre témoignage de Lucas, qui passe d’une vie très classique à une vie dans les bois.
Ode à la vente des vents ou la vie d’Emma pendant 4 ans dans une cabane en France , Une vie sous mode Haïku

Le sommaire pour les récits des néo-ruraux.
Le forum des néo-ruraux






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