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20 décembre 2008     dernière mise à jour : 19 septembre 2016     Julie     0 messages etour rubrique Les dossiers Robinsons


Le retour de Julie.

Julie rentre de voyage, elle revient des États-Unis, elle nous livre ses impressions et le manque de ce qu’elle avait laissé. Elle nous offre également son aquarelle.

aquarelle de la creuse en hiver

C’est moi Julie qui revient des Etats-Unis à la France, retrouver son bon pain, et son bon fromage. Les ponts de Lyon dont je connais les noms. Les voitures sont taille-humains, au lieu de taille-géant. Dans une d’entre elles avec Simon et le fou qui nous a pris en stop, je regarde la France par la fenêtre. On passe des maisons en vraie pierre ; quelqu’un a pris le temps pour mettre pierre sur pierre parce qu’il a cru que ce serait joli.

On arrive. Chez nous, un petit nulle part au milieu du pays. Simon me dit que si mon sac à dos ne faisait pas tant de bruit j’entendrais comme il n’y a rien à entendre. Pas de voitures sur le chemin, pas de chiens qui aboient, pas d’avions qui passent.

On approche la jolie maison de Richard et Nanon, avec Richard dedans. On rigole un peu avec. Puis on va vers la cabane, pour voir la tête de Guillaume quand il va apprendre que je suis rentrée en France.

Ce chemin, je l’ai vu sur Google Earth. Mais je n’ai rien compris. Les satellites ils ne voient pas la boue, ni les feuilles sèches qui restent sur les chênes. Ils ne montrent pas qu’il faut monter pour arriver à la cabane, une colline habillée de petits arbres et de la mousse brillante.

En haut il y a Guillaume avec un sourire gros comme le mien. Il dit coucou. Et il y a la cabane, pas du tout comme dans ma tête. Plus grande, plus vraie. Les photos, ça ne montre qu’une vue à la fois ; on n’arrive pas à les joindre ensemble. Mais connue pour du vrai, la cabane est devenue une personnalité. Pour l’entrer, on l’approche, on l’encercle ; puis une fois dedans on continue en spirale autour du tronc d’un arbre qui sort par le toit.

A l’étage, nous aussi on peut sortir sur le balcon et d’un coup on a tout l’espace du monde. En surveillant la vue depuis la hauteur d’un arbre, on se rende compte qu’une cabane, ça existe pas sans le bois autour, alors le bois c’est une pièce chez nous aussi. Un beau salon où on aurait envie d’inviter du monde. Allez, on rentre par la porte-fenêtre du balcon. Dans la cuisine un gros caillou s’est invité pour nous tenir compagnie. On s’adosse dessus. Un petit poêle nous réchauffe le thé mais pas encore les pièces, car les murs en torchis ne sont que moitié montés pour l’instant. Quand même on voit déjà les vues du bois par les fenêtres, et réduit en cadres grands et petits le bois n’est pas moins joli. Ni converti en cabane d’ailleurs. On dirait que les troncs d’arbre sont contents de se donner à un projet si plein de vie.

Ce qu’on ne voit pas dans les photos, c’est comme on se sent là-dedans. Oui, il faut parfois se rappeler de baisser la tête pour ne pas la cogner contre la poutre ; mais il y a largement l’espace pour y vivre sans se voûter. Une vie taille-humain, pas taille-géant.

Julie d’Ardheia association.






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