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14 mars 2008     dernière mise à jour : 20 février 2017     Miguel     0 messages etour rubrique Les années Robinsons


Mars 2008 "Le procès d’Eric et de sa yourte"

L’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant-coureur d’une campagne de décabanisation.Il s’agit du procès d’Eric qui vit au-dessus de Vebron sur une petite exploitation agricole de 7 Ha dans une yourte et qui cultive et vend ses légumes au marché de Florac.

Comme l’on pouvait malheureusement s’y attendre, l’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant-coureur d’une campagne de décabanisation. Le procès d’Eric qui vit au-dessus de Vebron sur une petite exploitation agricole de 7 Ha et qui cultive et vend ses légumes au marché de Florac. Il est soutenu par plusieurs collectifs dont la conf’.

Il est passé en correctionnelle à Mende pour construction illégale d’un habitat familial de type yourte. Après un report en décembre un autre a eu lieu ce 20 mars 2008, l’audience a été décalé, devant la mobilisation d’une centaine de sympathisants devant le tribunal, en première audience de l’après-midi.

Le procès d’Eric et de sa yourte

Comme l’on pouvait malheureusement s’y attendre, l’expulsion et la destruction de la Picharlerie était le signe avant coureur d’une campagne de décabanisation. Le procès d’Eric qui vit au dessus de Vebron sur une petite exploitation agricole de 7 Ha cultive et vend ses légumes au marché de Florac.
Il est passé en corectionnelle à Mende pour construction illégale d’un habitat familial de type yourte après un report en décembre a eu lieu ce 20 mars 2008, l’audience a été décalé, devant la mobilisation d’une centaine de sympathisants devant le tribunal, en première audience de l’après midi .

Comte rendu depuis l’article du Midi LIBRE.

Éric Baret est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Mende pour avoir, selon des agents de la DDE, construit illégalement une yourte.
Le procureur de la République, Audrey Trafi, s’en est remis à la décision du tribunal en ce qui concerne la peine à appliquer. L’affaire a été mise en délibéré au 17 liavril.
D’entrée d’audience, M e Dibanjo, pour Éric Baret, a plaidé la nullité de procédure, arguant du fait que les agents de la DDE avaient commis des erreurs dans le procès verbal. La première : le lieu d’implantation de la yourte du prévenu.
Puis c’est le prévenu qui, à la demande de la présidente Dominique, a expliqué la situation dans laquelle il vivait

« C’est un choix de vie. J’avais la solution de demander une aide sociale pour me loger. Je ne l’ai pas fait. J’ai préféré travailler et m’en sortir tout seul. J’ai pris toutes les précautions pour que le jour de mon départ, tout puisse revenir dans l’ordre. Pour moi, cette convocation devant la justice relève d’une erreur et nombreux sont ceux qui semblent penser comme moi », nous confiait-il à la sortie de l’audience.

« Je regrette que les agents de la DDE ne soient pas présents, a insisté le procureur . Ce dossier aurait mérité une explication plus approfondie. Mais une yourte ne peut être assimilée à un habitat permanent, et ce n’est pas non plus une tente. La législation n’est pas limpide en la matière. On reproche au prévenu une infraction technique, et pour moi, une yourte est une habitation permanente. La preuve : depuis 2004, il n’a pas bougé. »M e Dibanjo a demandé la relaxe de son client. Il a aussi argumenté dans le sens d’une habitation légère de loisir, et encore sur le fait que le prévenu n’avait pas d’autre moyen pour se loger.
« La yourte de mon client n’est pas équipée de sanitaires. Elle fait aussi moins de 35 m 2 . Il n’y a pas non plus d’arrêté d’interdiction de la part de la mairie de Vebron. Éric Baret a installé une cuisine et des toilettes sèches. Il n’a pas l’eau courante. Pour moi, c’est du camping, et il n’est pas interdit sur la commune de Vebron, et de surcroit sur sa propre propriété. Je vais donc, ajoutait Me Dibanjo, plaider l’état de nécessité en faisant du militantisme. Le droit au logement s’applique dans ce cas présent. C’est un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation, et l’obliger à démonter sa yourte serait une atteinte à son droit le plus strict.

 » Le tribunal rendra sa décision le 17 avril. Jean-Pierre AMARGE






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