Partage Amis du rural: Evitez les pneus CROSS CLIMATE de chez Michelin.

retrait

Baron perché
Membre
Membre vérifié
Inscrit
8 Novembre 2018
Messages
74
Points
10
Localité
Lozère bientôt
Un petit coup de gueule: la bagnole, çà fait 30 piges que je la pratique. Et j'ai voulu prendre une bonne marque de pneumatiques, mon fil conducteur s'en sert. Comme la plupart des membres ou lecteurs de ce forum, je réside sur des zones avec le pneu 4 saisons est obligatoire. J'ai décidé de prendre, ce qui pour moi "était" une bonne marque. J'ai fais monter 4 pneus cross climate 2 de chez Michelin en 2025. En retour sur l'A75, je m'arrête déjeuner et en revenant je vois une roue à plat sur mon Partner HDI. Mais je constate que le flanc n'a aucune tenue, la jante touche presque le sol!!

Si je roulais juste avant de le sentir au volant, le pneu finirait à la poubelle car le flanc aurait été maché. Je n'ai même pas tenter de bouger un poil l'auto.
Mais j'ai eu deux touches sur le flanc et les pneus ont littéralement explosé.

Donc la dernière, un léger recul sur un parking de banque, la roue qui aurait du bloquer sur un angle type trottoir pas très anguleux mais non le flanc à cédé d'un coup.
Bref, Michelin était tellement solide qu'il fallait jeter les pneus car les gommes était vieilles. Là, c'est du RIZLA CROIX. D'ailleurs des utilisateurs se plaignent de flottement et de fragilité sur les cross climate. Je rappelle que ce sont des pneus pour du +400 d'altitude, des zones plus rustiques..

Pour finir,
J’ai contacté Michelin pour leur expliquer précisément mon problème: Pas de problème.
On m’a demandé d’engager une procédure avec le centre de montage de pneumatiques, en m’indiquant que ces pneus étaient normalement conçus avec des flancs suffisamment résistants.
Je me suis donc rendu au garage. Sur place, personne ne connaissait cette procédure. Retour vers Michelin, nouvel échange, nouveau mail, puis retour au centre avec le pneu pour qu’une expertise puisse enfin être réalisée.
J’ai alors montré aux vendeurs ce qui m’avait interpellé dès le départ : l’épaisseur du flanc est vraiment très fine. Nous l’avons même comparée avec celle d’autres pneus présents sur place. Après toute cette démarche, la réponse de Michelin tombe : aucune prise en charge, car le dommage est considéré comme accidentel. Fin de la procédure.

Évidemment que l’accroc est accidentel ! Je n’ai jamais prétendu le contraire. J’ai expliqué qu’il s’était produit lors d’un début de recul contre un trottoir. Ce que je conteste, c’est qu’un contact de ce type puisse littéralement pulvériser le flanc du pneu avec un accroc léger sur la surface. Normalement, le pneu aurait dû se bloquer contre le trottoir et j’aurais simplement repris ma manœuvre.

Au final, cette procédure m’a fait faire deux allers-retours de plus de 20 km, en plein été, à une période où l’essence dépassait les deux euros le litre, pour aboutir à une conclusion que Michelin aurait pu me donner dès le premier échange : « C’est accidentel, donc nous ne prenons rien en charge. »

Bravo Michelin.

Cela me rappelle malheureusement ce qui se passe plus généralement dans l’industrie automobile française. Il fut un temps où une grande partie des composants était fabriquée en France.
Chez Peugeot, même les amortisseurs étaient fabriqués à Sochaux ou Montbéliard. Quand vous achetiez une Peugeot, en règle générale, vous ne changiez pas les amortisseurs.

Aujourd’hui, on retrouve de plus en plus de produits au niveau du Made in China et, en matière de fiabilité automobile, j’ai parfois l’impression que nous sommes en train de rejoindre Fiat dans les années 80.

Je pense que les gouvernements, plutôt que de distribuer de l’argent aux entreprises, devraient aussi leur demander en contrepartie quelque chose de très simple : proposer des produits dont la fiabilité soit digne de la réputation industrielle qu'avait leur pays.
 
Haut