Accueil > Bibliographie : BD, livres, films, presse et musiques des cabanes > Les romans

5 février 2009     dernière mise à jour : 18 septembre 2016     Miguel     0 messages etour rubrique Bibliographie : BD, livres, films, presse et musiques des cabanes


Les romans

Jetez un oeil sur ces quelques romans qui vous emmènerons voyager de par le monde, découvrir d’autres vies, d’autres habitats...

 Dans les forêts de Sibérie. Sylvain Teysson

"Assez tôt, j’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde." Je me suis alors promis de m’installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie. J’ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j’ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité. Je crois y être parvenu. Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l’existence. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d’espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant qu’il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.
Sylvain Tesson est né en 1972. Aventurier et écrivain, membre de la Société des explorateurs français, il s’est fait connaître avec un remarquable récit de voyage, L’axe du loup : De la Sibérie à l’Inde sur les pas des évadés du Goulag. Son premier recueil de nouvelles, Une vie à coucher dehors, s’inspirant de ses nombreux voyages, reportages et documentaires, a reçu le Goncourt de la nouvelle 2009.
Son séjour dans la cabane en Sibérie est un ouvrage ou l’explorateur se met à nue, dévoilant les hauts et les bas, souvent arrosés à la vodka.
M. Teysson ne changera pas le monde mais il pourra changer la destinée de ce qui marcheront sur ses pas.

Date de parution 26/04/2013
Editeur Gallimard
Collection Folio
Nombre de pages 289

 Un an de cabane, Olaf Candau

Un "petit" roman, par son format, jusqu’alors inconnu... chez les-cabanes.com.

"Vivre, vivre et tant pis pour la maison et la pelouse". C’est une phrase de l’épilogue de cette épopée aventureuse dans le grand nord Canadien, avec des extraits du journal de l’auteur et des petits encarts photos en noir et blanc. Une expérience d’un homme qui prend la tangente à une vie conventionnelle. Une aventure solitaire où Olaf, qui est a priori Français, va bâtir une fuste "à l’ancienne" pour un an de silence.
Sans autre technologie qu’une scie, une hache et un fusil, Olaf Candau s’est enfoncé dans le Yukon, vers le mythe du Grand Nord canadien. Au pays de James Oliver Curwood et Jack London, il a construit une cabane. Un an de cabane, un an de silence, de conflits avec les martres et les ours, un an d’échecs avec les poissons, un an à bâtir et à se protéger. Un an de vie, de la vie la plus simple qui soit.

couverture un an de cabane

Editions Guérin Chamonix

 Le "NATURE WRITING" ou les chroniques des grandes plaines.

Le long des Rockies et plus au nord jusqu’au Montana, vit en marge une espèce, pas encore connu chez nous, d’écrivains écolos qui se retirent dans des coins où ils ne rencontrent aucune âme qui vive à des dizaines de miles à la ronde et peuvent ainsi passer des hivers dans des cabanes à l’instar des trappeurs. Farouches défenseurs de ces immensités -encore- sauvages, leurs plus proches voisins sont les Grizzlys et il est surtout recommandé de ne pas les inviter à une relecture...

le livre de Yaak

En page robinsons

 Sous les yourtes de Mongolie Marc Alaux

Le plateau de Mongolie s’étend depuis la taïga sibérienne jusqu’aux marches de la Chine. Paysage pur, horizon lointain : la Terre des herbes semble intemporelle. Pourtant, sept décennies de communisme puis l’irruption du capitalisme ont transformé la vie des descendants de Gengis Khan. Marc Alaux a accompli quatre voyages à pied en Mongolie, où il a passé un an et demi et parcouru 6 000 kilomètres. Il a traversé les prairies centrales et orientales du pays, mais aussi ses déserts méridionaux et ses confins montagneux et boisés.
Désireux de partager le mode de vie des Fils de la steppe, il s’est initié à la langue mongole, a lié des amitiés, vécu sous la yourte des éleveurs nomades, pris part aux tâches pastorales, aux fêtes et aux migrations saisonnières. Il a aussi séjourné à Oulan-Bator, la capitale, et dans les villages isolés, afin de saisir toutes les nuances d’une société au riche patrimoine spirituel. Marcheur intrépide amoureux du pays du Ciel bleu, il livre sur sa quête de « l’âme mongole » un récit d’aventure qui est aussi un essai d’ethnologie.

L’auteur aborde longuement le statut de la yourte en milieu rural mais aussi en contexte urbain, son ordonnancement intérieur, sa place dans l’imaginaire et dans l’histoire, la vie quotidienne des pasteurs nomades qui s’en servent d’habitat aux quatre saisons. Marc Alaux a été archéologue avant d’emprunter le chemin de l’édition. Il est le seul européen à avoir arpenté la Mongolie de long en large sans soutien ni sponsor.

 cavalier mongole en gros plan avec une perche couverture du livre sur les yourtes de mongolie

Commander le Livre : Transboréal 23, rue Berthollet − 75005 Paris − Tél. 01 55 43 00 37.

 Le chant du troglodyte Médhy Attar

Adrien est un accidenté de la vie. Il a tout perdu, tout ce qui faisait de lui un être intégré dans la société. Son alternative va résider en un repli dans une cabane au fond des bois. Mais rien ne l’a préparé à cette nouvelle vie.

Grandeur nature est une petite maison d’édition en Belgique spécialisée dans le voyage pédestre. Ils nous proposent cet ouvrage et l’intrigue se situe cette fois ci au fond des bois...

chant troglodyte

Possibilité de commander le roman de 234 pages sur leur site www.grandeurnatureasbl.be en version papier ou PDF. Vous pouvez également y lire les deux premiers chapitres.

 Walden ou la vie dans les bois Henry David THOREAU

En 1854, parait un roman qui, même s’il est à contre-pied de la culture d’expansion et la future "way of life" américaine, va devenir un grand classique de la littérature des USA. Thoreau va en effet tourner le dos au progrès et à la consommation pour aller vivre dans les bois près de l’étang de Walden. Son livre est une louange à ce choix même si cette vie ne durera que deux années.

Avec un style d’écriture très particulier et une analyse très poussée de ses ressentis, il va nous livrer un hymne à la nature, aux plantes, aux rencontres aussi et au temps qui passe. Il est rassurant par les temps qui courent que ces questions sur les machines et les économies de moyens nous paraissent intemporelles.

couverture du livre Walden

 Etrangers sur l’Aubrac Nicole LOMBARD

"Voici donc la montée vers cette terre haute où une vie nouvelle est peut-être possible. Un endroit qui échappe aux puissances du monde, une sorte de lieu d’asile".

Nicole Lombard raconte comment les livres, la musique, les animaux, la nature l’ont aidée à vaincre l’inclémence du sort.

"Ils étaient partis pour l’Aubrac comme on s’enfuit. Sans se retourner. Expulsés de leur maison du Gard, Nicole Lombard, une agrégée d’italien, et son mari, Michel, avaient laissé derrière eux faillites, dettes, procès, et chargés leurs livres, leurs plantes, leurs animaux dans une camionnette de location. Destination : Nasbinals, 1 200 mètres d’altitude. Ils y possédaient, le verbe est excessif, une ruine posée au milieu d’un champ d’orties. Ils y avaient planté une tente d’infirmerie de vingt-cinq mètres carrés sous laquelle Nicole écrivait ses livres et Michel les publiait, à l’enseigne du" Bon Albert". Grâce à la littérature, à la musique, aux fricassées de mousserons, à l’amour d’une nature âpre, et à la tendresse de Baron, le vieux trotteur, ils avaient résisté à l’hostilité de la maigre population, à l’isolement, à la dèche, au froid polaire de l’hiver, à la neige du printemps et à l’humidité perpétuelle."

Extrait d’un article de Jérome Garcin.

Un roman de l’exode vers ce plateau magnifique, sauvage et rigoureux de l’Aubrac, l’installation sous une tente, la précarité, l’humour, les défis, la découverte de la vie en pleine nature et la confrontation avec les habitants du cru.
Un âge où l’on rêve de stabilité dans un petit havre du midi, puis cette migration, ce changement brutal qui va sceller un destin, un couple, une vocation dans l’écriture, l’édition du"Bon Albert" et un travail hommage à cette région fantastique qu’est l’Aubrac. Consulter un article complet.

couverture du roman étrangers sur l'Aubrac

Nicole Lombard
Broché : Première parution 1999
Editeur : Editions du Bon Albert (1 avril 2011)

Voir La vie des robinsons

 Mes milles maisons des Vosges Martine SCHNOERING

Martine Schnoering est née à Saint-Dizier en 1951. Elle passe les premières années de sa vie à la campagne, dans une maison rustique. Lorsqu’elle s’installe en ville avec ses parents, à l’âge de 9 ans, ce monde feutré et lumineux s’évanouit brusquement. Avec l’arrivée de la trentaine, la vie prend un autre chemin. Le massif forestier des Vosges l’invite à d’agréables découvertes. À quarante ans, Martine ressent le besoin de pousser plus loin l’expérience de la nature, renouant inconsciemment les liens avec la vie insouciante et les souvenirs paradisiaques de sa première enfance.

Jusque-là, l’existence de l’auteur était celle d’une femme "ordinaire" : enfants, famille, travail, ruptures… Mais la vie se nourrit aussi d’élans, de liberté, de risques. Cette prise de conscience marque un tournant décisif. Dès lors, les randonnées transvosgiennes se répètent, entrecoupées de multiples trekkings à travers le Sahara, apportant à l’auteur ce supplément d’âme et ce frisson qui manquaient à son esprit curieux et aventureux.

Reviennent alors comme une lame de fond les rêveries de jeunesse, le goût de l’esthétique et de l’écriture. Les anciens cours de photographie serviront de point d’ancrage pour saisir les milles nuances des paysages, la lumière des arbres, l’ombre irréelle des rochers immuables.

C’est ainsi que Martine devient photographe, dans le refus et le consentement. Car les ruptures sont faites pour aimer et vivre plus. La passion sera présente dans cette beauté secrète qui accompagne les montagnes, les forêts, les brumes d’altitude. Les nombreux bivouacs en seront autant de vivants témoignages. Il n’y a qu’un seul amour en ce monde : ressentir sans limites les émotions de la nature, c’est aussi retenir contre soi cette joie étrange qui descend du ciel vers la terre. Le regard de l’auteur est alors un appel vers de lointains espaces. Entre l’expérience vécue, l’imagination créatrice et l’œuvre, il n’y a pas de distance si ce n’est cette itinérance lucide, randonnée sereine vers le cœur mystérieux et frémissant du monde.

(Patrick Willinger)

livre mille maisons des vosges couverture verte

Les petites vagues éditions

www.martine-schnoering.com
voir également la vie des robinsons

/liens.html /liens.html /annonces-cabane.html






Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

séjourner en cabane les annonces de cabanes le forum de l'habitat alternatif en France

Rechercher une cabane